пятница, 23 февраля 2024 г.

23,02,2024

  https://information.tv5monde.com/culture/video/wassingue-ou-torchon-les-tresors-du-regionalisme-lhumeur-de-linda-2649983  





https://francaisfacile.rfi.fr/fr/actualit%C3%A9/20240131-france-la-col%C3%A8re-des-agriculteurs




https://apprendre.tv5monde.com/fr/exercice/15386?id_serie=16210&nom_serie=mi_temps&niveau=b2_avance&exercice=1




Manifestation des agriculteurs à Bruxelles : "Le problème n'est pas technique, la solution doit être politique", estime une chercheuse

Depuis plusieurs semaines, les agriculteurs manifestent à travers toute l’Europe et se rassemblent jeudi devant le Conseil européen où un sommet extraordinaire est prévu. La sociologue Elise Roullaud analyse l'imbrication européenne au sein du mouvement agricole.
  
Pilier de l’Union européenne (UE), l’agriculture constitue l’une des principales dépenses de son budget. Depuis quelques semaines, la colère des agriculteurs s'étend à travers toute l’Europe, visant tout particulièrement l'UE. Les agriculteurs allemands, polonais, roumains, français ont d’ailleurs récemment été rejoints dans leur mouvement de protestation par leurs homologues belges. Jeudi 1er février, ils convergent devant le siège du Conseil européen, où se déroule un sommet extraordinaire. Ces agriculteurs dénoncent, entre autres, l'augmentation du prix du gazole, la surcharge administrative et des contraintes environnementales qu'ils jugent trop lourdes. Des doléances qui témoignent d'un sentiment de défiance envers les décisions prises à Bruxelles



 Elise Roullaud : L'Union européenne, par le biais de la Politique agricole commune (PAC), est une pourvoyeuse d'aides financières très importantes pour les agriculteurs français et plus largement européens.

"Au travers de sa Politique agricole commune, l'Europe est un acteur important du quotidien des agriculteurs."

Elise Roullaud, sociologue

à franceinfo

Cette PAC est essentielle par les aides qu'elle apporte. Les aides directes aux agriculteurs constituent une part essentielle de leurs revenus pour nombre d’entre eux. Bien évidemment, cette situation n'est pas homogène, cela dépend des productions, mais par exemple, les éleveurs bovins sont extrêmement dépendants des aides directes. Quand il est question d'une mobilisation dans laquelle les agriculteurs mettent en avant notamment leur revenu, ils se tournent vers l'Europe parce qu'elle est un des acteurs clés de sa définition.

Comment s'organise le mouvement agricole en Europe ?

Au niveau européen, il y a deux syndicats agricoles. Le principal est le Copa-Cogeca, qui rassemble le plus d'organisations professionnelles agricoles et les plus importantes au niveau national. Il y a ensuite la Coordination européenne Via Campesina, qui émane de la Coordination paysanne européenne créée en 1986. 

Dans leurs revendications, certains agriculteurs portent notamment l’abolition de la “lourdeur administrative” qui pèse sur eux. Est-ce réellement le cas ?

Les agriculteurs ont effectivement des démarches quasi quotidiennes importantes à effectuer. Ils doivent enregistrer chaque traitement réalisé sur leurs animaux ou dans leurs champs. Il y a donc un suivi de leurs pratiques qui est réel et qui peut être effectivement vécu comme intrusif ou comme une remise en cause de leurs savoirs professionnels.

Il y a également une numérisation de tout ce travail administratif. Par exemple, la déclaration PAC est dématérialisée. Et cette dématérialisation peut mettre en difficulté, parce que l’on maîtrise mal les outils informatiques, parce que l’on appréhende mal les catégories administratives qui ne prennent pas forcément en compte toutes les réalités, etc. Les agriculteurs peuvent ressentir le stress de se tromper dans leurs déclarations car ces aides de la PAC sont vitales pour eux. C’est aussi très technique de remplir une déclaration PAC. Beaucoup d'agriculteurs délèguent ce travail à un comptable. Ce sont alors de nouvelles charges financières à assumer.

Qu'est-ce que l'Union européenne peut changer aujourd'hui pour les agriculteurs ?

Le problème n'est pas technique. Les gouvernements nationaux au sein du Conseil européen et les eurodéputés doivent apporter une solution politique. Quel type d'agriculture veut-on en Europe ? Quelles productions pour quel espace de consommation ? Et surtout, comment faire pour que les agriculteurs et les agricultrices vivent de leur travail ?

La situation des agriculteurs est-elle uniquement "la faute de l’Europe" ?

Non, ce n’est pas que la faute de l’Europe. Les agriculteurs savent que la PAC se décide à l’échelle européenne et que ses grandes orientations se négocient par les gouvernements dans l’UE, mais chaque Etat membre a des marges de manœuvre importantes dans les modalités d'application de la PAC. Les agriculteurs en France s'adressent, en premier lieu, au gouvernement en visant les préfectures parce qu'ils savent parfaitement que ce sont aussi les gouvernements nationaux qui ont un rôle décisionnel important.





вторник, 13 февраля 2024 г.

13.02.2024

 https://information.tv5monde.com/culture/video/skeu-skeu-mais-quest-ce-lhumeur-de-linda-2682923

Le « ne » explétif, c’est quoi ?

Le « ne » explétif est un petit mot qu’il ne faut pas confondre avec le « ne » de négation. Il n’a pas de sens négatif, et ne modifie donc pas le sens de la phrase. On le place toujours dans une subordonnée, directement après le sujet. Il n’est pas obligatoire. On l’utilise le plus souvent dans un contexte formel, pour rendre une phrase plus élégante.

Quand utiliser le « ne » explétif

Le premier cas où vous pouvez l’utiliser, c’est après un comparatif.

1. Après un comparatif

Vous pouvez employer le « ne » explétif après un comparatif de supériorité ou d’infériorité. Attention, la phrase doit être à la forme affirmative.

Prenons un exemple :

On utilise ce mot bien plus souvent qu’on l’imagine.

Dans cette phrase affirmative, il y a le comparatif de supériorité « plus … que », on peut donc utiliser un « ne » explétif dans la subordonnée et dire :

On utilise ce mot bien plus souvent qu’on ne l’imagine.

Ces phrases ont exactement le même sens, mais le « ne » rend la phrase plus soignée.

Regardez cet autre exemple :

Cette leçon est moins compliquée que je le croyais.

Là encore, comme il y a le comparatif d’infériorité « moins … que », on peut employer un « ne » explétif et dire :

Cette leçon est moins compliquée que je ne le croyais.

Encore une fois, le sens de la phrase reste inchangé, seul le style est amélioré.

Voici quelques comparatifs courants après lesquels vous pouvez utiliser le « ne » explétif :

  • Davantage … que
  • Meilleur … que
  • Mieux … que
  • Plus … que
  • Moins … que
  • Pire … que

Sachez que vous pouvez également l’utiliser après les comparatifs d’égalité « aussi … que » et « autant … que ». Mais attention, cette fois, la phrase doit être à la forme négative.

Regardez :

Il n’est pas aussi rapide que je le pensais.

Ici, la principale est à la forme négative : il y a la négation « ne … pas ». Il y a également le comparatif « aussi .. que ». On peut donc utiliser le « ne » explétif et dire :

Il n’est pas aussi rapide que je ne le pensais.

Maintenant que nous avons vu comment utiliser le « ne » explétif après un comparatif, voyons la deuxième utilisation.

2. Après certaines conjonctions

On utilise le « ne » explétif après certaines conjonctions comme « avant que »« à moins que »« de crainte que »« de peur que »« depuis que », etc.
Regardez :

Il fait toujours le ménage avant que ses parents lui rendent visite.

Ici la subordonnée est introduite par la conjonction « avant que ».
Vous pouvez donc utiliser le « ne » explétif et dire :

Il fait toujours le ménage avant que ses parents ne lui rendent visite.

Prenons un autre exemple :

Je vais la raccompagner à moins que sa mère vienne la chercher.

Comme la subordonnée est introduite par la conjonction « à moins que », vous pouvez utiliser le « ne » explétif et dire :

Je vais la raccompagner à moins que sa mère ne vienne la chercher.

Prenons un dernier exemple :

Il se tait de crainte qu’elle s’énerve.

Ici, l’emploi du « ne » explétif est également possible car il y a la conjonction « de crainte que ».
Vous pouvez dire :

Il se tait de crainte qu’elle ne s’énerve.

Comme vous l’avez vu dans ces trois exemples, le sens de la phrase reste le même avec le « ne » explétif. Il sert uniquement à rendre les phrases plus élégantes.

Vous allez voir maintenant que l’on utilise aussi le « ne » explétif après certains verbes.

3. Après certains verbes

On utilise généralement le « ne » explétif après des verbes qui expriment la crainte. Par exemple, les verbes « appréhender », « avoir peur », « craindre », « redouter », etc. Attention, les phrases doivent être à la forme affirmative ou interro-négative.

Regardons un exemple :

J’ai peur qu’il rate son permis de conduire.

Ici, il y a le verbe « avoir peur » à la forme affirmative, on peut donc utiliser le « ne » explétif et dire :

J’ai peur qu’il ne rate son permis de conduire.

On utilise également le « ne » explétif après des verbes qui expriment l’empêchement, la défense ou la précaution. Par exemple, les verbes « éviter », « empêcher », « prendre garde à », etc.
Attention, ces verbes doivent être à la forme affirmative.

Regardez cet exemple :

Elle tient sa petite fille par la main pour éviter qu’elle tombe.

Ici, il y a le verbe « éviter » à la forme affirmative, on peut donc utiliser le « ne » explétif et dire :

Elle tient sa petite fille par la main pour éviter qu’elle ne tombe.

On utilise aussi le « ne » explétif après des verbes qui expriment le doute ou la négation : « douter », « mettre en doute », « contester », « nier », etc.
Attention, ces verbes doivent être employés à la forme négative ou interrogative et exprimer une idée positive.

Regardez :

Je ne nie pas que mes étudiants fassent des efforts.






https://francaisfacile.rfi.fr/fr/podcasts/les-mots-de-l-actualit%C3%A9/20240212-sol-droit-du-sol  








пятница, 9 февраля 2024 г.

09,02,2024

 https://information.tv5monde.com/societe/video/parlez-vous-djeun-lhumeur-de-linda-2707561




Ce que les tics de langage veulent dire

« C’est clair », « j’avoue », « pour le coup », « en même temps »... Ces expressions qu’on utilise à tort et travers, sans toujours s’en rendre compte, nous insupportent. Mais on s’en accommode. Décodage.

Ils sont sur toutes les lèvres, collent à la peau de nos discussions comme le sparadrap du capitaine Haddock, se propagent à la vitesse d'une vidéo qui fait le buzz sur YouTube. On les juge insupportables et ridicules chez les autres, mais on s'en accommode parfaitement, sans rendre compte, quand ils s'échappent de nos bouches. On les dégaine à tout bout de champ au bureau, sur un plateau de télévision, chez le boulanger, à la maison…

Les vilains tics de langage, qui peuvent vite se transformer en tocs, ont le vent en poupe à l'instar du « pour le coup » qui s'est imposé ces derniers temps d'un coup partout. C'est clair, nos paroles sont ponctuées de locutions qui sonnent creux, de « en fait » et de « carrément », à une fréquence qui est loin d'être raisonnable.



Des tics de langage qui nous rassurent

« On a tous ces petits travers qui n'ont rien de dramatique. On a horreur du vide et des silences qui s'installent dans les discussions, alors on meuble », constate Guillaume Villemot, fondateur du Festival des conversations dont la 6e édition s'est terminée cette semaine à Paris.


Comment ces mots débarquent-ils dans nos conversations ?

Leur apparition comme leur disparition demeurent imprévisibles. « C'est toujours un mystère », explique Édouard Trouillez, lexicographe aux éditions Le Robert. Il y voit « un effet de mode », « un effet de mimétisme » porté par des médias, des personnalités politiques, des stars du petit écran mais aussi notre entourage.


Quelles sont les formules en vogue ?

Les « du coup » et « pour le coup » sont utilisés à toutes les sauces et souvent à mauvais escient. Apparu au XIXe siècle, considéré comme une expression familière, « du coup » est un « connecteur logique » permettant de relier deux idées. Il est, en principe, l'équivalent de « par conséquent ». Mais au lieu d'annoncer un argument, il a tendance à s'en dispenser, faisant l'économie du lien de cause à effet. Il s'incruste, par exemple, en début de phrase dans le sens de finalement : « Du coup, on annule tout ? »

Omniprésent également dans nos bavardages, « pour le coup » a les honneurs du Petit Robert qui le présente comme un synonyme de « cette fois-ci ». Le « dico » l'associe à une citation de Stendhal : « Pour le coup, la colère lui donnait le ton de la fermeté. » Le problème, aujourd'hui, avec cette locution, qui n'est pas grammaticalement incorrecte, c'est son usage abusif dans nos échanges, à quelques syllabes d'intervalles ! « Il y a une certaine symbolique qui s'exprime verbalement. Inconsciemment, pour le coup renvoie à la dureté de notre société, aux coups qu'on s'inflige, ceux que l'on donne et ceux que l'on peut recevoir », avance Élodie Mielczareck.

Tiré du https://www.leparisien.fr/societe/ce-que-les-tics-de-langage-veulent-dire-20-04-2018-7675581.php